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Epilogue judiciaire

Publié le 06/12/2012 09:00 - Par aeronewstv.com

Plus de douze ans après les faits, le procès du crash du Concorde est bel et bien définitivement clos. Le parquet avait en effet cinq jours « francs » pour se pourvoir en cassation, autrement dit, jusqu'au 5 décembre minuit. Il ne l’a pas fait. L’arrêt de la Cour d’appel de Versailles, prononcé fin novembre, fera donc date.

Claude Frantzen, ancien haut responsable de la DGAC, la Direction générale de l'aviation civile, Stanley Ford et John Taylor, deux techniciens de maintenance de Continental Airlines, sont tous trois relaxés. Responsabilité et culpabilité ne sont pas des synonymes.

Car si le scénario de l’accident n’est plus contesté, c’est bien une lamelle métallique tombée d’un DC-10 de Continental qui a été l’élément déclencheur conduisant au crash. Les négligences des principaux protagonistes ne justifiaient pas leur condamnation pénale, ni celle de leur employeur. L’avocat de la compagnie américaine est satisfait. Pour Maître Metzner, c’est le certificat de navigabilité du Concorde qu’il aurait fallu retirer bien avant la catastrophe.

Maître Olivier Metzner, avocat de Continental Airlines : interview dans le reportage.

La justice a en revanche considéré que les fautes de ses employés engageaient la responsabilité civile de Continental Airlines. La compagnie américaine devra verser un million d'euros de dommages et intérêts à Air France pour atteinte à son image. Clap de fin.

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