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Taxe Chirac : quand l'aérien fait reculer les pandémies

Publié le 27/02/2013 09:00 - Par aeronewstv.com

Voyager plus pour soigner plus. La plupart des passagers l'ignorent mais en prenant l'avion ils contribuent à lutter contre le sida, le paludisme ou encore la tuberculose. Ces trois maladies tuent plus de quatre millions de personnes dans le monde chaque année. Afin d'améliorer l'accès aux médicaments dans les pays en voie de développement, douze pays ont instauré depuis 2006 une taxe sur les billets d'avion (taxe Chirac), entre 1 et 40 dollars. Une grande partie des fonds récoltés est reversée par les pays à l'organisme international Unitaid. 

Denis Broun, directeur exécutif d'Unitaid : interview téléphonique dans le reportage.

Un chiffre résume à lui seul l'utilité de cette taxe : un dollar payé par un voyageur permet de sauver deux enfants de la malaria. En cinq ans, Unitaid a récolté 1,3 milliard de dollars grâce à cette contribution de solidarité. Cette somme a permis de faire reculer les pandémies de façon significative en jouant notamment sur l'industrie pharmaceutique.

Denis Broun, directeur exécutif d'Unitaid : interview téléphonique dans le reportage.

Aujourd'hui, Unitaid finance le traitement de 4 enfants sur 5 soignés contre le sida dans le monde. Pour mener toutes ses actions, l'organisme reçoit chaque année 350 millions de dollars grâce à cette taxe et les contributions de plusieurs pays. Mais pour mener son combat, Unitaid estime qu'il lui en faudrait trois fois plus. L'application de cette taxe par de nouveaux états est donc indispensable. Plusieurs pays comme le Japon y réfléchiraient sérieusement. 

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