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Crash du Falcon du P-dg de Total, la reconstitution un an après

Publié le 19/10/2015 01:00 - Par aeronewstv.com

Un an après les faits, et sur la base des éléments connus à ce jour, nous avons reconstitué en images le scénario du crash du Falcon du P-dg de Total. Ce 20 octobre 2014, peu avant minuit heure locale, Christophe de Margerie, deux pilotes et une hôtesse de l’air sont à bord d’un Falcon-50. Nous sommes sur l’aéroport international de Vnoukovo, à 30 kilomètres au sud-ouest de Moscou. Il y a de la bruine, du brouillard, une visibilité de 350 mètres. De la neige sur les bords de piste.

A 23H57, le jet s’aligne sur la piste n°6 de 3 000 mètres de long. La piste est libre à ce moment-là. La tour de contrôle donne son feu vert pour le décollage. Les pilotes confirment l’autorisation. Dix secondes plus tard, le contrôleur aérien est averti par le système de radars au sol d’un mouvement d’engin le long de la piste 19, côté gauche, qui se dirige vers le sud, en direction de la piste n°6. Mais ni le conducteur du véhicule, ni la tour de contrôle ne se manifestent.

Les pilotes mettent alors les réacteurs à pleine puissance et le Falcon commence à prendre de la vitesse. En pleine phase de décollage, quatorze secondes après, les pilotes aperçoivent un objet sur la piste, identifié comme « une voiture en train de traverser la piste ». Les pilotes ne l’identifie pas comme un danger et continuent leur accélération.

Quatorze secondes encore plus tard, après 1 000 mètres parcourus, l’appareil commence à lever son nez, les pilotes se rendent compte alors que la voiture qui traverse la piste est en fait une déneigeuse. Il est trop tard, le Falcon ne touche plus le sol mais son flanc gauche vient percuter l’engin à 248 km/h. L’avion se déporte sur le côté droit et s’écrase sur le sol. Les quatre personnes à bord décèdent sur le coup.

Le conducteur de la déneigeuse Vladimir Martynenko avait 0,6 gramme d’alcool dans le sang. Dans la tour de contrôle, c’était une stagiaire qui était en poste, sous la supervision d’un instructeur. Selon le code pénal russe tous trois, ainsi que le chef des nettoyeurs de pistes de l’aéroport, encourent jusqu’à sept ans de prison.

Le Bureau d’enquêtes russe (MAK) prévoit de rendre public son rapport d’ici la fin de l’année.

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