aeronewstv - logo

Crash de Transasia Airways : la panne-moteur privilégiée

Publié le 09/02/2015 05:00 - Par aeronewstv.com

Cinq jours après le crash spectaculaire du vol GE235 de Transasia Airways à Taipei, l’enquête avance. Sur cette vidéo amateur qui a fait le tour du monde, on distingue clairement l’ATR décrocher quelques secondes seulement après son décollage de l'aéroport Sung Shan puis heurter la barrière de sécurité de cette autoroute avant de s’écraser dans la rivière en contrebas.

L’ATR 72-600 qui devait relier ce 4 février la capitale de Taïwan à Kinmen, une petite île côtière située à 300 kilomètres à l’ouest de Taipei, aurait selon les enquêteurs connu une panne-moteur. Alors que l'avion se trouvait à moins de 400 mètres d'altitude une alarme se serait déclenchée signalant l'extinction du moteur droit. Le pilote aurait alors aussitôt éteint le moteur gauche.

Thomas Wang, Directeur du Conseil de sécurité de l'aviation civile en charge de l'enquête (ASC) 

"D'après les données que nous avons, nous pouvons constater que pendant un certain temps les deux moteurs n'ont exercé aucune poussée. (…) Nous n'avons pas encore déterminé pourquoi le moteur [gauche] a été éteint manuellement."

L’appareil était quasiment neuf, il avait moins d'un an et venait de subir quelques jours avant l’accident des opérations de maintenance. On sait aussi que lors de son vol de livraison, l’un des moteurs de cet ATR avait déjà perdu de sa puissance. Il avait dû être remplacé par le motoriste Pratt & Whitney.

Sur les 58 personnes qui se trouvaient à bord du vol GE235, on dénombre pour l’heure 15 survivants et 35 victimes, un bilan qui aurait pu être plus lourd. Le pilote (Liao Chien-Tsung) décédé dans l’accident aurait tout fait pour éviter de s’écraser sur les zones habitées. Il a été retrouvé dans le cockpit, les mains sur le manche et les deux jambes fracturées. Il avait 14.000 heures de vol à son actif.

Les boîtes noires de l’avion ont été récupérées pour être analysées. Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) français vient de dépêcher sur place deux enquêteurs, ATR étant un constructeur franco-italien. Ils sont accompagnés de quatre conseillers techniques du constructeur d’avions régionaux. 

imprimer cette page