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Vidéo - Les différentes lois de pilotage d’un avion

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Sur un avion à commandes de vol électriques il existe trois lois de pilotage : normale, alternée et directe.

Jean-Michel Roy, pilote d'essai chez Airbus : interview dans le reportage.

C’est-à-dire du nombre de pannes des calculateurs de commandes de vol. Quand tout va bien on est en loi normale. L’avion se trouve dans un domaine de vol protégé.

Si maintenant deux calculateurs sur cinq se retrouvent hors-service, l’appareil va alors, de lui-même, passer en loi alternée. Cela signifie que les protections d’inclinaison et d’assiette ont disparu.

Et en cas de trois pannes ou plus, l’avion se retrouve en loi directe. Le pilote doit alors manœuvrer son avion manuellement. Et les pilotes sont formés à ce cas de figure, même s’il est extrêmement rare.

Vos réactions
  • Ahmed
    Posté le 21/01/2019 à 12h33

    Finalement la loi "alternate" est un piège, aucun changement dans la façon de donner les ordres de pilotage mais perte des protections, perte qui passe inaperçue vu la symbolique sur l'ECAM

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  • Eric 31
    Posté le 21/01/2019 à 17h19

    D'après vous quel type de loi était appliquée lors de la tragédie du AF 447?
    Ou est- ce que c'est loi sont plus récentes suite justement à ce quiproquo entre instrumentation et réalité.

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    • Noel
      Posté le 21/01/2019 à 21h55

      @Eric 31:
      Si je me souviens bien, le premier evenement est le gel de la sonde pitot (plus d'indication de vitesse). Ceci enleve l'auto- pilot et en consequence la protection de vitesse.

      C'est a ce moment que le pilote a tiré le manche pour eviter un orage, sans accelerer, d'ou un depart en decrochage.

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    • Tamerl
      Posté le 14/08/2019 à 20h25

      L'avion est passé en loi ALTERNATE 2B sans protections basses et hautes vitesses et surtout avec un trim automatique actif et non signale qui a fait sortir l'avion de son domaine de vol

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  • Orange Mécanique
    Posté le 22/01/2019 à 08h11

    Tous le problème est dans le vocabulaire.
    A mon sens, un pilote digne de ce nom devrait considérer le mode DIRECT comme étant un mode normal d'un avion, ie. "IL PILOTE L'AVION".
    Tous les autres modes ne sont que des "assistances".
    Cela permet de repositionner l'humain dans sa relation à cette machine volante et ainsi d'avoir entre le manche/sidestick et le siège un VRAI pilote et pas un type qui ne comprend pas ce qu'il se passe.
    My two cents.

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  • Lemoine
    Posté le 21/01/2019 à 17h50

    @Ahmed: Pas d’indications visuelles... à part une symbologie dédiée sur le PFD, une alerte ECAM (orange) qui informe l’equipage des conséquences et limitations, et une page STATUS qui rappelle la perte des protections.

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  • TomKtm
    Posté le 22/01/2019 à 13h23

    Orange mécanique
    Ta remarque est pertinente mais les Airbus sont des avions à stabilité neutre. Il ne se pilote comme aucun autre avion. Il est très difficile de piloter un avion à stabilité neutre sans assistance.

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    • Orange Mécanique
      Posté le 22/01/2019 à 16h47

      Je comprends.
      Donc, modifions ce paramètre en acceptant de consommer 0.001% de fuel en plus et rendons à César.
      Ou bien, si pas possible, supprimons le pilote (c'est pour bientôt).

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  • Lemoine
    Posté le 22/01/2019 à 16h59

    @tomktm
    Il va falloir beaucoup détailler ce que vous dites ici, car une telle affirmation nécessite une démonstration.
    Un Airbus sous loi normale ou alternate est stable. Si on le met en virage (à moins de 37 degrés de roulis, en tout cas), il gardera seul l’inclinaison si le pilote lache le manche, quand un avion « naturel » aura tendance à baisser le nez, et à revenir à plat.
    Un Airbus en loi direct, donc sans assistance, est un avion naturel. Pas plus dur à piloter qu’un autre avion naturel.
    Et aucun rapport avec les protections du domaine de vol, si jamais il était nécessaire de le rappeler.

    C’est toujours la même chose. N’importe quel article technique sur Airbus, dès lors qu’il touche à ce qui a fait la spécificité des Airbus à l’introduction de l’A320 en 1987, des personnes dont je ne présage pas des intentions diffusent des informations glanées ici et là, parfois partiellement correctes, souvent fausses. Des préjugés qui ont la vie dure, et dont on connaît assez peu les origines.

    Certains forums se sont par ailleurs employés à diffuser ces idées préconçues, avec un certain succès en France.

    Aujourd’hui, pourtant, on constate que Boeing a mis des lois de pilotage sur ses 777 et 787 (et d’une certaine manière sur ses 737max et 747-8). Bombardier a fait de même sur son C-Series, avant qu’il ne devienne l’A220. De même que les E-Jets d’Embraer, le SSJ de Sukhoi ou le MRJ de Mitsubishi. Elles sont différentes de ce qu’on trouve sur Airbus, mais elles ont le même rôle d’assistance au pilotage.

    Enfin, j’ajouterai que statistiquement, les avions pourvus de commandes de vol électriques avec loi de pilotage sont plus sûr que ceux qui en sont dépourvus. Et ces statistiques sont disponibles sur internet.

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