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Vidéo - L’autre idée d’Airbus pour réduire la consommation de carburant

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Airbus s’inspire du vol en V des oiseaux migrateurs pour réduire la résistance à l’air des avions et donc leur consommation de carburant. C’est l'un des nombreux projets sur lequel planche l’avionneur. Il vient d’être présenté au salon aéronautique de Dubaï (EAU) qui a lieu du 17 au 21 novembre.

L’idée d’Airbus est de faire voler des avions à 3 km de distance les uns derrière les autres et légèrement décalés sur le côté. Les avions suiveurs bénéficient ainsi des courants d’air de l’appareil de devant tout en étant suffisamment espacés pour éviter les turbulences de sillage. Pour vérifier cette hypothèse, Airbus effectuera des essais en vol l’an prochain avec des A350. Concrètement, la réalisation de ce projet imposerait que les compagnies aériennes utilisant la même route se coordonnent pour voler en formation. Ce qui risque de créer des problèmes logistiques.

C’est une équipe française d'ornithologues du CNRS qui avait étudié le phénomène sur des pélicans en 2001. Leur constat : les oiseaux migrateurs dépensaient moins d'énergie en volant en V. En se plaçant à tour de rôle en tête, position la plus fatigante, les oiseaux suiveurs profitaient des courants ascendants provoqués par les tourbillons générés par les extrémités d'ailes de l'oiseau qui le précède. Le phénomène a d’ailleurs été vérifié par la NASA avec des F-18.

Imiter les solutions élaborées par la nature, ce que l’on appelle le biomimétisme, n’est pas nouveau dans l’aéronautique. De nombreuses recherches sont menées sur la voilure des avions notamment comme Airbus qui s’est inspiré de l’Albatros pour un projet d'ailes articulées.

Vos réactions
  • bigtigeroise
    Posté le 19/11/2019 à 09h39

    imaginez des long courriers volant plus de 10 h entre l'europe et l'extrème orient en formation !
    comment fait on pour éviter les formations nuageuses ?
    comment fait on pour garder une vigilance extrème pendant tout ce temps ?
    et pour quel gain ??

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    • bigtigeroise
      Posté le 21/11/2019 à 10h11

      je pense que la solution viendra de voies parallèle ( comme sur l' Atlantique Nord ) avec des distances rapprochées , vues les performances des GPS , et des espacements verticaux réduits ( 500 ft semblent suffisants ) et un vol "en formation "ne me parait pas raisonnable pour la sécurité

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  • JMG
    Posté le 19/11/2019 à 11h07

    Une patrouille Airbus ?
    Cela me semble parfaite pour un premier avril (encore quelques mois à attendre...): indépendamment des risques de collision accrus vu la longueur des trajets, de l'évitement nécessaire des turbulences créées par les aéronefs qui précèdent, et par leur système propulsif, l'analogie avec les oiseaux migrateurs ne tient pas, car si eux emploient la force musculaire et laissent une trainée dont la composante dans le repère absolu est vers l'avant, les Airbus se servent de la propulsion par réaction, dont la vitesse du sillage (jet)dans le repère absolu est vers l'arrière. Donc en plus du danger on aura au mieux une trainée supplémentaire...
    En revanche, cela pourrait fonctionner pour une escadrille de planeurs...

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  • Noel
    Posté le 20/11/2019 à 22h27

    @Lemoine, Je suis d'accord avec vous, effectivement l'allegement des avions sera different et necessitera un systeme de controle sur le pitch aussi.

    Je pense qu'il est sain de se demander comment les reacteurs reagiront s'ils aspirent des gaz brulés de l'avion precedent. Il faudra s'assurer qu'avec la distance, les gaz sont suffisament dissous (car dans le cas des VSTOL hot gas recirculation c'est pas beau !).

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  • Lemoine
    Posté le 20/11/2019 à 09h50

    Pour répondre aux commentaires de JMG et bigtigeroise, il est sain de se poser des questions c'est certainement ce que fait Airbus avant de se lancer dans un quelconque développement. Les essais faits par la NASA semblent avoir donné des résultats positifs. Il est probable, d'ailleurs, qu'Airbus basé une partie de son raisonnement sur ces essais.

    Concernant le risque de collision, il faut considérer que les avions volleront au pilote automatique. Le vol en formation est un vol où seul le leader de la formation a des repaires absolus les autres volent en fonction de l'avion qui les précèdent.

    JMG, vos propos sur la propulsion et l'effet qu'elle pourrait avoir sur l'avion suiveur sont incorrects. L'avion suiveur ne sera pas dans le flux des réacteurs de celui qu'il suit' car ce n'est pas là que se passe le phénomène aérodynamique recherché.

    Personnellement, les questions qui me viennent sont plutôt sur la synchronicité de la formation. Les avions de lignes optimisent leur consommation en volant de plus en plus haut à mesure que le vol se déroule. Le vol en formation implique que les avions en formations doivent tous être au même niveau de vol que celui-ci soit optimum ou non. De plus, tous les avions ne partent pas en même temps, ne vont pas aux mêmes vitesses, et surtout n'ont pas les mêmes parcours ! Bref, des questions opérationnelles auxquelles les ingénieurs d'airbus vont devoir répondre !

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