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Laurent Magnin confiant

Publié le 05/12/2012 08:00 - Par aeronewstv.com

Double actualités pour XL Airways France qui propose des vols réguliers vers les Antilles, les Etats-Unis ou encore le Mexique. La compagnie vient d’une part de réceptionner son premier A330 (sa flotte compte donc désormais sept appareils) et vient d’autre part d’être rachetée par X Air Aviation Holdings, la structure européenne du fonds d’investissements américain Beachside Capital.

Laurent Magnin, le Pdg de XL Airways France, répond à nos questions. 

Laurent Magnin, ça paraît complexe à comprendre ce rachat.

" ça ne paraît pas complexe à comprendre parce que d’abord, il faut savoir que beaucoup de compagnies aériennes à l’échelle mondiale sont à vendre, dont la nôtre depuis un certain nombre d’années et qu’il est aujourd’hui pas toujours simple de trouver un acquéreur pour une compagnie aérienne, c’est ce qui a été fait il y a quelques jours. Et concrètement, cela est une nouvelle étape, une de plus, pour XL Airways. Je rappelle que XL Airways depuis des années a changé plusieurs fois d’actionnaires, mais que le plus important pour la compagnie ce n’est pas le changement d’actionnaires, mais c’est qu’elle se porte bien et que le modèle XL Airways ait fait ses preuves sur un certain nombre de lignes dans ce concept du low-cost long-courrier."

Est-ce que malgré tout ce rachat va avoir des conséquences ?

Les conséquences c’est qu’il va falloir partager avec les nouveaux actionnaires la stratégie, qui dans les premiers échanges, n’est pas remise en cause. On va plus avoir des questions à se poser sur le développement du moyen-courrier ou sur ce que l’on va faire sur le moyen-courrier sachant que la stratégie du long-courrier a, elle, été particulièrement payante. "

On lit dans la presse que votre place pourrait être menacée, c’est le cas ?

" Non pas aujourd’hui. Menacer la place de quelqu’un qui a des résultats me semblerait un non-sens, mais on n'est jamais complètement à l’abri. "

Alors l’autre actualité, c’est ce nouvel appareil, cet A330-300. L’objectif c’est de proposer de nouvelles destinations, de nouvelles routes ?

" La notion que l’on a développé depuis maintenant trois ans de s’attaquer avec beaucoup de modestie, mais avec un vrai modèle, à de très grandes lignes comme San Francisco, New-York, les Antilles françaises ou la Réunion demain, sont pour nous de véritables objectifs. "

La Guadeloupe le 15/12, la Martinique le 18/12, vous n’êtes pas seul sur ces marchés très concurrentiels. Qu’est ce qui va faire la différence pour que les clients choisissent XL Airways plutôt qu’une autre compagnie ?

" Le combat de XL Airways c’est la classe économique. Nous on se bat sur la classe économique. Nous n’avons absolument pas à rougir du concept de neuf sièges de front avec 408 sièges à bord. Notre bataille c’est le prix, ça reste le prix, parce que les gens ont besoin d’avoir des prix. "

Est-ce que l’exercice 2012 s’annonce bien ?

" Je confirme qu’il sera à l’équilibre ou positif. Sur six exercices, la compagnie en aura fait cinq de correcte et un du reste, c’était l’année du volcan, qui n'aura pas été bon. On peut considérer que c’est quand même un exploit, et on ne l’a pas fait avec un soutien d’actionnariat je tiens quand même à le dire. "

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