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Les premières images en vol du monomoteur français Elixir

Publié le 07/09/2017 01:00 - Par aeronewstv.com

Voici un élixir français à consommer sans modération. Le monomoteur français Elixir vient de débuter ses premiers vols d’essai depuis l’aéroport de La Rochelle (vidéo) en Charente-Maritime.

Pour la startup rochelaise Elixir Aircraft qui travaille sur le projet depuis 2014 c’est une étape importante de franchie. Les premières livraisons devraient intervenir au deuxième semestre 2018, une fois sa certification européenne (EASA) en poche. Son prix de vente a été fixé à 180 000 euros ttc.

Fondée le 1er janvier 2015 par "trois copains" issus de formations d'ingénieurs en aéronautique, Elixir Aircraft veut dépoussiérer le secteur. "On trouvait que le marché avait besoin de renouvellement (...) On arrive avec un avion simple, économique avec très peu de maintenance", confirme l'un des trois cofondateurs Arthur Léopold-Léger lors d'un entretien. 

Destiné aux écoles de pilotage et aux loisirs, l’Elixir est un biplace côte à côte qui a plutôt une belle ligne. Avec ses 545 kg de masse maximale au décollage, cet avion entre dans la catégorie LSA (light sport aeroplanes). Equipé d’un moteur Rotax (100 ou 135CV) il sera en mesure de transporter ses occupants sur plus de 1 800 km de distance à une vitesse de 260 km/h. Le monomoteur peut effectuer des décollages et des atterrissages courts. L’appareil est pourvu dans le cockpit d’un large écran tactile au centre, mais également du pilote automatique et d’un parachute de cellule de série.

Principale caractéristique de l’Elixir selon Cyril Champenois, le co-fondateur d’Elixir Aircraft, « il s’agit du premier avion au monde fabriqué avec des pièces monoblocs ». En clair, sa voilure et son fuselage en carbone ne sont pas collés entre eux mais sont une seule et même pièce. Une solution qui permettrait de  gagner en sécurité, en poids (-10%), en temps de production et en coûts d’exploitation. La société entend fabriquer douze exemplaires la première année, et se fixe comme objectif 80 appareils/an à l’horizon 2022 si la demande est au rendez-vous.

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