aeronewstv - logo

Vent de contestation chez les sites français de coavionnage

Publié le 03/02/2016 01:00 - Par aeronewstv.com

La réglementation encadrant le coavionnage en France ne passe pas. Invités par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) ce 28 janvier pour échanger sur les modalités d’application de ce nouveau cadre, les principaux acteurs ont répondu présent mais ne comptent pas pour autant s’y soumettre. Pour Wingly, Coavmi ou Offwefly, l’obligation d’obtenir un certificat de transport aérien même simplifié et une licence d’exploitation n’est pas justifiée. Leurs plateformes ne jouant qu’un rôle d’intermédiaire.

Emeric de Waziers - Cofondateur de Wingly : « Aujourd’hui nous on ne fournit pas la prestation, on ne fournit pas l’avion, on ne gère pas les opérations du vol, on ne fait que mettre en relation le pilote avec le passager. Pour nous le certificat de transport aérien n’a rien à voir avec la structure d’une plateforme web. Ça reviendrait à demander à un hôte Airbnb d’avoir une licence d’hôtelier ou à un conducteur Blablacar d’avoir une licence VTC ou une licence de taxi. »

Et les sites de coavionnage de rappeler que depuis 1981, un arrêté français autorise les pilotes privés à partager les dépenses de fonctionnement d’un vol avec leurs passagers tant qu’ils n’en tirent pas de bénéfices.

Il n’empêche. La nouvelle réglementation est là et ses effets sur l’activité ont été immédiats. Chez Wingly, on est aujourd’hui très loin des 90 vols que proposaient en permanence la plateforme il y a encore quelques semaines.

Emeric de Waziers - Cofondateur de Wingly : « Depuis le dernier communiqué de presse de la DGAC on vivote à quelques vols, à 3% de l’activité que l’on pourrait avoir sans ces freins réglementaires. On a beaucoup de sollicitations de pilotes qui demandent si c’est légal, où en sont les discussions avec le DGAC, et donc vis à vis de l’activité, elle a été divisée par plus de vingt. »

Pour soutenir le coavionnage en France, une pétition a été lancée. Elle a récolté près de 3 000 signatures. Face à ce « coup de frein », Wingly a décidé de se lancer en Allemagne où la réglementation est moins contraignante.

imprimer cette page