aeronewstv - logo

Trains d'atterrissage : du classique au tricycle

Publié le 20/10/2014 08:00 - Par aeronewstv.com

Entre un Dewoitine D338 de 1937 et un Lockheed Starliner de 1957 la différence saute aux yeux. Au sol, le premier appareil penche vers l’arrière, le deuxième est à l’horizontal. Pourquoi ? En raison de leurs trains d’atterrissage qui diffèrent.

A la fin des années 1920, les avions commerciaux étaient équipés de train dit « classique » : deux roues à l’avant et une roulette de queue ou même comme ce Udet Kondor allemand un patin à l’arrière, sorte de tige métallique qui évitait d’endommager le fuselage. Grâce à leur assise inclinée, ces appareils étaient plus faciles à construire mais pas forcément à piloter.

Patrick Facon, Chargé de mission Histoire au centre d’études stratégiques aérospatiales. Interview dans le reportage.

Pour résoudre cette problématique, les ingénieurs mettent alors au point des avions commerciaux à train « tricycle » à l’image du Lockheed Starliner. Les deux roues du train principal sont placées en arrière du centre de gravité contrairement au train d'atterrissage classique.  

Patrick Facon, Chargé de mission Histoire au centre d’études stratégiques aérospatiales. Interview dans le reportage.  

Le problème de visibilité est réglé. Reste maintenant aux pilotes à prendre de nouvelles habitudes notamment à l’atterrissage où le train principal doit désormais obligatoirement toucher la piste en premier, le train-avant n’étant pas conçu pour absorber l’impact qui risquerait d’exploser. Une technique qui aujourd’hui est maîtrisée par l’ensemble des pilotes de ligne, tous les avions commerciaux sont en effet équipés de train tricycle. 

imprimer cette page