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La fabrication des pneus d'avion chez Michelin

Publié le 03/12/2013 08:30 - Par aeronewstv.com

À 250 kilomètres au sud de Paris, l’usine Michelin de Bourges est spécialisée depuis plus de 30 ans dans les pneus-avions de haute technologie pour l’aviation commerciale, militaire, régionale et d’affaires. Car ces pneumatiques ont bien plus de contraintes que ceux que l’on trouve sur les voitures. Ils doivent être capables de rouler à plus de 400 km/h, de porter des charges de 10 tonnes, de résister à des écarts de températures entre -50° et +200° et sont gonflés à une pression de 22 bar soit 10 fois plus qu’un véhicule. Alors forcément leur fabrication est pointue.

Guillaume Bouquant - Directeur de l’usine Michelin de Bourges : interview dans le reportage.

À l’intérieur d’un pneu d’avion on retrouve des câbles d’acier, des bandes de caoutchouc, des produits chimiques, du nylon ou encore de l’aramide. Sa fabrication est complexe. Elle s’effectue sur un cylindre rotatif dont la partie centrale souple peut être gonflée. Le premier élément appliqué sur ce cylindre est une bande de caoutchouc étanche à l’air. Ensuite, plusieurs nappes de câbles textiles enrobés de caoutchouc sont ajoutées. Ces câbles vont ainsi former l’armature du pneu, appelée "carcasse".

Les tringles, deux cerceaux de câbles métalliques, sont alors installées, elles vont servir à maintenir le pneu sur la gente. La partie centrale du tambour est enfin gonflée, pour donner la forme au pneu. Ne reste plus alors que la cuisson. Dans un moule, le caoutchouc va passer de l’état plastique à l’état élastique. Le pneu est prêt.

Comptez en moyenne 10 heures pour fabriquer un pneu de gros porteur, de 130 kilos. Et aujourd’hui grâce à une nouvelle formule tenue secrète, Michelin vient de mettre au point un pneu dernière génération, le "NZG".

Guillaume Bouquant - Directeur de l’usine Michelin de Bourges : interview dans le reportage.

Un de ces pneus peut en effet effectuer jusqu’à 800 atterrissages. Sachez enfin que chaque modèle de pneumatique est unique, fabriqué pour un type d’appareil en particulier. Et à raison de 22 pneumatiques pour un A380 par exemple, l’aviation en aurait besoin d’1,5 millions chaque année. Un marché increvable, que se partage le français Michelin, le japonais Bridgestone et l’américain Goodyear.

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