aeronewstv - logo

La réfection d’une piste d’aéroport

Publié le 28/08/2013 08:30 - Par aeronewstv.com

Une piste d’aéroport ça s’use. Celle-ci, qui date de 1938 a bien sûr été rénovée au fil des décennies mais aujourd’hui face à son grand âge : un ravalement de façade complet s’impose. Pour cela, 250 ouvriers vont se relayer sur ce chantier où les camions doivent la priorité aux avions !

Car si la piste en travaux est fermée, une autre est toujours opérationnelle. Après cinq mois de préparation, les ouvriers ont investi début juin la piste de 3 km de long et de 45 mètres de large. Leur première mission: le rabotage. En clair enlever à l’aide de cette imposante machine le bitume sur une quinzaine de centimètres d’épaisseur. On applique ensuite deux couches d’enrobé aéronautique d’une quinzaine de centimètres d’épaisseur au total.

Elles sont constituées de cailloux, de sable, de bitume et d’élastomères. A titre de comparaison sur une autoroute, il n’y a en général qu’une seule couche d’enrobés d’une dizaine de centimètres d’épaisseur. Ce revêtement est appliqué ici sur l’intégralité de la piste mais renforcé à deux endroits.

Marc Mirmand, chef de chantier - Colas : Interview dans le reportage.

Une fois le revêtement terminé, reste le marquage au sol à refaire. Mais la piste, ce n’est pas seulement que du bitume. Il y a aussi le système d’assainissement où l’eau de pluie est récupérée et stockée ou encore le balisage lumineux. 45 kilomètres de câbles, 6 kilomètres de tranchées et 250 chambres où l’instrumentation électrique est protégée. Rien ne doit être laissé au hasard.

Pour s’assurer du bon déroulement du chantier, du respect du calendrier fixé, le maître d’œuvre veille. Il est présent en permanence. Et après six semaines de travaux, la pression est de plus en plus forte.

Jérôme Petitjen, maître d’œuvre du chantier – Egis Avia : interview dans le reportage. 

Après dix semaines de travaux intensifs, le chantier est terminé, ou presque ! Les ouvriers ont laissé la place à des ingénieurs de la direction générale de l’aviation civile. Car avant de rouvrir la piste, il faut s’assurer que les systèmes d’aide à l’atterrissage, les "ILS", n’ont pas été détériorés.

Patricia Moreau, ingénieur électronicien sécurité aérienne - DGAC: interview dans le reportage.

Pendant six jours, les vérifications vont donc se faire au sol puis un appareil de la DGAC effectuera des contrôles en vol pour s’assurer que tous les paramètres sont bien conformes.

Ce n’est qu’après cette ultime étape, que les avions commerciaux pourront reprendre du service sur cette piste flambant neuve qui aura coûté quelques 14 millions d’euros.

imprimer cette page