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Certification moteur : mode d’emploi

Publié le 19/02/2013 08:00 - Par aeronewstv.com

Le Trent XWB, doit, comme tout autre moteur civil, être certifié pour entrer en service au sein de compagnies aériennes. C’est le motoriste qui en fait la demande auprès de l’EASA (agence européenne de la sécurité aérienne) et il a trois ans pour l’obtenir. Une période pendant laquelle les experts de l’EASA, aidés par des spécialistes matériaux, câblages ou calculateurs, vont passer à la loupe le nouveau moteur de la conception à la démonstration.

Pascal Lair, expert en certification moteur - EASA : interview dans le reportage.

Comme celui-ci, spectaculaire, où le motoriste libère intentionnellement une pâle, alors que le moteur tourne à plein régime. Objectif : s’assurer qu’aucun débris ne s’échappe. Et puis il y a tous les autres : tests d’endurance, de performance, de résistance au froid ou au chaud. A titre d’exemple, pour obtenir la certification de son Trent XWB, Rolls Royce a utilisé onze moteurs, qui au total, ont fonctionné plus de 3 000 heures.

Pascal Lair, expert en certification moteur - EASA : interview dans le reportage.

Et dans le cas contraire, l’EASA peut émettre une consigne de navigabilité, obligeant le motoriste à procéder à une modification sur son moteur. Côté prix, une certification coûte au motoriste environ 400 000 dollars pour un moteur comme le Trent XWB. Elle est valable dans tous les pays membres de l’AESA, soit 31 au total. Pour les Etats-Unis, il faudra qu’elle soit validée par l’aviation civile américaine. Enfin, ce sera, à l’avionneur d’obtenir le certificat type de l’avion pour pouvoir utiliser ces moteurs sur l’un de ses appareils en particulier.

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