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Vidéo - Pourquoi la Suisse a organisé un référendum sur le Gripen ?

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Le 18 mai dernier, plus de 5 millions de citoyens helvétiques étaient appelés aux urnes. Un référendum pour se prononcer notamment sur l’achat par le gouvernement de 22 chasseurs suédois. La question était simple : « Acceptez-vous la loi fédérale du 27 septembre 2013 sur le fond d’acquisition de l’avion de combat Gripen ? ». Une question à laquelle les Suisses ont répondu ‘non’ à plus de 53% des suffrages exprimés, le débat est clos. Voici pourquoi.

En Suisse, le peuple participe en effet directement et régulièrement au processus décisionnel politique. Quatre fois par an, une ‘votation’, autrement dit un référendum, est organisée sur différentes thématiques liées à : la santé, la défense ou encore l’économie. Et pour savoir quel sujet doit être soumis au verdict des urnes, le principe est simple, il suffit qu’un pourcent des électeurs suisses prennent un stylo.

Pour toute contestation d’une loi adoptée ou modifiée par le parlement, il suffit en effet de créer un comité, de récolter 50,000 signatures de citoyens ayant le droit de vote bien sûr et de les déposer à la Chancellerie fédérale dans les 100 jours qui suivent la publication de cette fameuse loi. Les mesures politiques contestées seront alors automatiquement prises en compte lors du prochain référendum.

Pour l’avion de combat suédois ce fût le cas. Le « comité anti-Gripen » a déposé en janvier plus de 100 000 signatures, la question a donc été soumise au vote, tout comme une autre sur la hausse du salaire minimum ou une concernant les soins médicaux de base.

Les citoyens helvétiques peuvent par ailleurs, avec le double de signatures, proposer des modifications constitutionnelles. C’est ce que l’on appelle l’initiative populaire. En 1993, le « Groupe pour une Suisse sans armée » souhaitait que le pays n’achète plus de nouveaux avions de combat jusqu’en l’an 2000, et avait donc déposer une initiative populaire. Preuve que les temps changent, 57% des électeurs avaient à l’époque rejeté cette idée. Trois ans plus tard, l’armée de l’air recevait ses premiers F-18 sur les 34 commandés.

Avec ce système, les Suisses ont donc un rôle actif dans les décisions politiques de leur pays et cette implication semble leur convenir. Pour preuve, le taux de participation du dernier référendum, il a dépassé les 56%.

Vos réactions
  • aeronewstv
    Posté le 02/06/2014 à 22h39

    Nous ne savons pas si les Suisses se sont exprimés contre les chasseurs Gripen ou contre l'acquisition d'avions de combat.

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  • Frédéric
    Posté le 01/06/2014 à 21h12

    Intéressant comme reportage. J'aurais cependant aimé en savoir plus sur les raisons du refus du Gripen.

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