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Vidéo - Les phénomènes de givre sur les avions…

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Ce n’est un secret pour personne, les avions de lignes sont tous équipés de systèmes antigivrage pour éviter la formation de glace sur les ailes notamment. Mais quels sont les différents facteurs qui créent ces conditions givrantes ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus au siège de Météo France.

En fait, pour que ce phénomène ait lieu, il faut être en présence de nuages très actifs comme des cumulonimbus, ayant des vitesses verticales de l’ordre de 40 à 50 mètres par seconde.

Jean-Louis Brenguier - Responsable de la coordination des programmes de recherche et développement pour l'aéronautique chez Météo France : « Cette eau liquide qui s’est formée à des températures légèrement négatives, de -10°, peut monter jusqu’à -20°, -30°, sans avoir eu le temps de se transformer en cristaux. Et lorsque l’avion pénètre un nuage et qu’à température négative il rencontre de l’eau liquide, et bien cette eau, à l’impact sur les structures de l’avion, va former de la glace. »

Ce n’est donc pas une question d’altitude mais de températures : du bord d’attaque de l’avion, autour des 20° en vitesse de croisière, et de celle de l’air extérieur. Autrement dit, ce phénomène intervient généralement autour des -30°.

Le matériau a aussi son importance. Tout objet métallique, comme le fuselage d’un avion, induit une transformation rapide de la vapeur en glace, et cela en raison de microparticules minérales présentes dans l’eau. Mais ça, c’est pour ce que l’on sait aujourd’hui. Car certains phénomènes de givre sur les avions restent encore inexpliqués.

Jean-Louis Brenguier - Responsable de la coordination des programmes de recherche et développement pour l'aéronautique chez Météo France : « On a réalisé récemment qu’il y avait beaucoup d’incidents qui affectaient les sondes de vitesse, les sondes de températures, et même les moteurs, et qui se produisaient dans des nuages où il n’y avait pas d’éco-radar, pas de turbulences et pas d’eau liquide surfondue. On avait cependant de fortes concentrations de petits cristaux de glace. Ce que l’on imagine c’est que ces cristaux fondent d’abord puisque tous ces systèmes sont protégés, ils peuvent se recongeler juste derrière dans l’instrument. »

Une hypothèse que des scientifiques vont pouvoir vérifier. Une campagne de mesure sur les phénomènes de glace à haute altitude sera en effet menée de janvier à mars en Australie. Là où les nuages océaniques sont fréquents. Objectif : ne pas rester de glace face aux mystères du givre sur les avions.

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