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Vidéo - Les secrets des sièges éjectables

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C’est bien connu, il y a des jours avec, et des jours sans. Le capitaine Brian Bews des Forces Armées canadiennes en a fait l’amère expérience l’été 2010 lors d’un exercice de voltige aérienne. A 90 mètres du sol, l’arrêt soudain de l’un de ses réacteurs rend subitement son F-18 incontrôlable, et l’oblige à s’éjecter. Le pilote s’en sortira indemne.

Les sièges éjectables ont fait leur apparition dans les cockpits des avions de combat au début des années 40. Sur les quelque 3 000 pièces qui composent ce MK-16 du britannique Martin Baker quatre zones méritent d’être regardées à la loupe.

La première se situe dans la partie inférieure, ce baquet contient le paquetage de survie, il est équipé de surfaces aérodynamiques qui déployées à l’éjection stabilise le siège dès sa sortie de l’avion. Juste au-dessus, entre les jambes du pilote, se trouve la poignée d’éjection. Pour déclencher l’évacuation d’urgence, le pilote n’a qu’à tirer dessus. Un dispositif qui actionne également le siège arrière sur les avions biplace.

Le siège à proprement parler est équipé d’un moteur fusée ou d’un système d’éjection pyrotechnique qui assure le départ. Il est relié au harnais au niveau des épaules afin de maintenir le pilote en position correcte au moment de l’éjection.

La 4ème et dernière zone, se trouve dans la partie haute du siège, au-dessus de la tête du pilote. A cet endroit, on trouve le ‘brise-verrière’ au cas où cette dernière ait un problème d’ouverture et des sondes Pitot pour évaluer la vitesse du siège. Le processus d’éjection est rapide, très rapide. Sa vitesse est de 20 m/s. Autrement dit, comptez moins de deux secondes entre le moment où la poignée est actionnée et le déploiement du parachute.

Et on n’arrête pas le progrès. Désormais il est possible avec certains sièges de s‘éjecter à partir d’un avion immobile au sol. En cas d’incendie au démarrage des moteurs par exemple. On les appelle des sièges « zéro-zéro » en rapport avec l’altitude et la vitesse auxquelles ils peuvent être déclenchés.

Vos réactions
  • soc33
    Posté le 29/06/2016 à 12h30

    Bonjour,
    je crois que la société Martin Baker a une filiale française commune avec le Groupe Safran. Cette filiale fabrique une bonne partie des sièges.
    Chaque année du salon du Bourget ( le prochain en 2017) , un dîner regroupe les éjectés qui se reconnaissent au port d'une cravate spéciale.

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    • aeronewstv
      Posté le 29/06/2016 à 13h39

      Absolument, la SEMMB (Société d’Exploitation des Matériels Martin Baker) est une filiale à 50/50 du français Safran et du britannique Martin-Baker. Nous lui avions consacré un reportage en janvier dernier : http://www.aeronewstv.com/fr/industrie/equipementier-aeronautiques/3092-ces-sieges-ejectables-qui-sauvent-des-vies.html


      Cordialement,

      la rédaction.

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