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Vidéo - Crash du Falcon-50 de Christophe de Margerie

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Après le choc, l’enquête débute. Lundi 20 octobre, vers 22 heures (heure de Paris), le Jet Falcon-50 dans lequel se trouvait le Pdg de Total, 63 ans, s’est écrasé à l’aéroport de Vnoukovo, l’un des trois aéroports internationaux de Moscou (voir la vidéo amateur ci-dessus). L’accident a fait quatre morts : Christophe de Margerie, qui sortait d'une entrevue avec le premier ministre russe Dmitri Medvedev, et les trois membres d’équipage. Il a été causé par une collision avec un engin de déneigement situé sur la piste de décollage. Le pilote aurait ensuite envoyé un signal de détresse et fait demi-tour, pour tenter un atterrissage d'urgence. L'appareil se serait alors écrasé sur le tarmac.

Quatre enquêtes ouvertes

Deux enquêtes ont déjà été ouvertes en Russie sur les circonstances de l'accident. L’une auprès du Comité intergouvernemental d'aviation, qui enquête sur tous les accidents aériens en Russie. L’autre auprès de l'Agence fédérale d'aviation russe. En France, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a par ailleurs annoncé qu'il dépêcherait aujourd’hui trois enquêteurs à Moscou. Le parquet de Paris vient également d’annoncer l’ouverture d’une enquête pour "homicides involontaires".

Les engins sur piste, cause majeure d’accident

S’il a très tôt été indiqué que le conducteur de l’engin était en état d’ivresse, ce qui a été confirmé, il reste à déterminer comment le véhicule sur la piste n’a pu être identifié avant le décollage. La faible visibilité au sol, de 350 mètres, a pu constituer une circonstance aggravante puisque ni les pilotes, ni la tour de contrôle n’avaient une vue précise de la piste longue de 3 km.  Mais  un avion de ligne ou un jet d’affaire peut théoriquement décoller avec une visibilité encore inférieure.

La négligence de l’aéroport pourrait être engagée. En effet, en-dessous de 400 mètres de visibilité, une procédure spéciale, appelée LVO pour Low Visibility Operation s’applique. Des aires de protection sont alors mises en place, notamment autour de la piste. Pour y pénétrer, un avion ou un véhicule au sol doit demander une autorisation spécifique à la tour de contrôle. On peut donc se demander si l’engin de déneigement a été autorisé à pénétrer sur la piste ? 

D'autre part, l’autorisation de décollage donnée par le contrôle aérien (la clearance de décollage) a-t-elle été donnée au Falcon, et l’équipage l’a-t-il comprise correctement ? Autant de questions auxquelles les enquêteurs devront répondre, en s’appuyant notamment sur les enregistrements des conversations effectuées avec la tour de contrôle.

Selon l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les incidents liés à la présence de véhicules sur piste sont une cause majeure d’accidents. 

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